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RENDONS LEUR L’HOMMAGE QU’ILS ONT MERITE

Par Le bureau Le 5 novembre 2005 76 lectures

RENDONS LEUR L'HOMMAGE QU'ILS ONT MERITE

Lors de notre rassemblement de Juillet 2005, nous avions affiché les 28 soldats portant le patronyme MERMET


et qui étaient issus du département du Jura. Nous nous étions limités à ce département car durant le conflit de la Seconde Guerre mondiale, ils ont été plus de 110 Mermet à mourir pour la France.
L’actualité cinématographique actuelle nous annonce la sortie du film "Joyeux Noël" qui relate la réunion des soldats Français, Anglais, Allemands pour fêter ensemble ce Noël 1914. Nous ne pouvons que nous réjouir de ce moment de trève, jusqu’alors inconnu de la plupart d’entre-nous.
Ces instants d’entente cordiale ont malheureusement été trop courts et tous n’ont pas pris part à la fête. Voici le témoignage de Luc MERMET BURNET repris dans le fascicule édité par notre Association, et qui avait marqué dans son carnet :


Vendredi 25 - 118ème jour de captivité : Jour de Noël. La compagnie étant de jour le matin, j’ai fait la corvée de vidange. La nuit, j’ai pris deux heures de planton aux cabinets, il fait beau temps, mais froid, j’ai des idées noires.


Dans le camp où avait été interné Luc MERMET BURNET, la seule satisfaction pour eux avait été d’avoir construit une chapelle qui avait été ouverte le soir du 24 décembre. Pour son 4ème Noël passé en Allemagne, il note dans son carnet : "nous avons été bien nourris, nous avons eu chacun un pain d’une livre en supplément et un quart de vin". Libéré le 7 décembre 1918 il rentra dans ses foyers quelques jours avant Noël. Sans nul doute, ce Noël a dû être le plus merveilleux.

Nous lui devons une magnifique prose "A nos Morts" et, à quelques jours de l’anniversaire du 11 Novembre, rendons-lui hommage dans ces quelques lignes :


Ceux qui pieusement sont morts pour la Patrie

Ont droit qu’à leurs tombes la foule vienne et prie.
L’automne a fait tomber le feuillage rougi

Des arbres tourmentés par le vent qui mugit.

L’oiseau ne chante plus, la fleur déjà fanée

S’effeuille lentement sur sa tige brisée.

Le soleil a pâli, et les premiers frimas

Nous annoncent l’hiver qui retrace ses pas.

Ils étaient jeunes, ils avaient tout laissé pour défendre la Mère Patrie, beaucoup ne sont pas revenus. Leurs sacrifices n’ont pas été vains puisqu’ils sont toujours dans notre coeur.