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Louis François Emmanuel MERMET (1763-1825)

Par Gay (Mermet) Marie-Odile Le 18 août 2011 411 lectures

Voici un condensé de la vie très riche de cet illustre personnage, tiré de l’ouvrage "LES OEUVRES de Monsieur MERMET" édité en 1814 par l’imprimeur parisien Laurens Aîné, l’auteur étant "Louis-François-Emmanuel MERMET"


Après avoir étudié pendant - ans la philosophie et la théologie au séminaire de St-Irénée de Lyon, agrégé à l’Université de Valence, il prit les grades de maître-es-arts et de bachelier en théologie. Il mérité un double honneur : celui d’être nommé professeur de philosophie par la ville de St-Claudeet par l’évêque de ce diocèse dans lequel il était né.

Il bénéficia de trois chaires de philosophie : celle de Lyon, Avignon et Autun. La piété filiale lui faisait désirer de se rapprocher de sa mère qui était veuve et qui n’avait que ce seul enfant. Il vint professer à St-Claude. Lorsqu’il reçu la prêtrise il fut nommé à une cure le 25 Juillet 1788. Il prêta alors le serment à la constitution civile du clergé.S’apercevant des projets contre l’église, il rétracta ce serment.

Après que le régime révolutionnaire eût interdit l’exercice public du culte catholique, il se sauva de Saint-Claude. Durant sa retraite il composa un mémoire sur les moyens de ranimer l’agriculture et les arts industriels de ce pays dont l’industrie est la principale ressource.

Il reparut peu de temps après en qualité de professeur de belles-lettres à l’école centrale du département de l’Ain, puis à Moulins. 

Durant la période révolutionnaire il travailla à l’écriture d’une quinzaine d’ouvrages. 

On a dit de lui qu’il avait été marié. Voici les lignes écrites par lui-même au sujet de ce mariage.

"On a dit que j’avais été marié. On a dit autrefois la même chose de Bossuet et du cardinal Dubois. Quand je me serais prêté à une démonstration purement extérieure de mariage pour sauver ma vie, qu’en pourrait-on conclure contre moi ? Mals la perte de tous les prêtres avait été jurée, et toute la France avait lu, dans le journal de Perlet, qu’on avait fait la motion de guillotiner tous les prêtres qui ne se marieraient pas. Mais je défie qui que ce soit de prouver que j’aie jamais habité avec aucune femme. La persécurtion n’était point la même pour tous les prêtres et l’on ne peut pas se servir de la conduite des uns pour condamner la conduite des autres"

L’oeuvre de Louis François Emmanuel MERMET méconnue de nos jours a laissé son empreinte par la richesse scientifique et littéraire qui a marqué son époque.

Vers 1814 il fut nommé Chanoine Honoraire de Versailles. 

Ses principaux ouvrages : 

Lettres sur la musique moderne en 1797 

Leçons de belles lettres en 1803/1804

L’art du raisonnement présenté sous une nouvelle face en 1805

L’histoire de l’Art à St-Claude parue dans l’annuaire du Jura en 1842

Egalement beaucoup d’éloges sur des personnages éminents tel que le Roi Louis XVI.

Il a terminé sa vie à St-Claude dont il fut membre du bureau d’administration du collège vers 1820.

Bienfaiteur de l’hôpital, il fit don à son décès, de sa ferme située dans le petit hameau de Taillat, près des Bouchoux.

Il est mort à Saint-Claude le 27 Août 1825.

 (mise à jour août 2011)

 

 


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