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HISTOIRE DE NOS ORIGINES

Par Gay (Mermet) Marie-Odile Le 25 mai 2017 61 lectures

HISTOIRE DE NOS ORIGINES

....en s’arrêtant par la Lorraine....
Clin d’œil aux peigneurs de chanvre jurassiens, partis en Lorraine pour y travailler et qui y ont fondé une famille. Voir d’autres articles dans le module LORRAINE.


Une transmission orale voulait que nos lointaines origines ne soient pas Lorraines mais Savoyardes ; ces dires ont en effet été confirmés par les recherches généalogiques qui localisent le village de nos ancêtres à MONTANGES, au flan des montagnes du Bugey dans le département actuel de l’Ain, à la limite du département de la Haute Savoie.

Montanges est situé entre Bellegarde et Nantua et dépendait autrefois du diocèse de Genève (voir plan page 3). La commune compte actuellement 250 habitants et se trouve à 602 m d’altitude dans le sud du Jura. Le Bugey se caractérise par ses riches forêts de sapins, son massif jurassien qui offre en été une flore remarquable et l’hiver, d’immenses champs de neige ; c’est un pays calme avec des lacs (Nantua) et des rivières à truites.

Le berceau de la famille Mermet se situe sans conteste dans les montagnes de Savoie et du sud jurassien ; ceci est largement confirmé par la fréquence du nom dans cette région ; en effet, de nos jours plus de 50 % des Mermet français habitent la région Rhône Alpes et le département de l’Ain arrive en tête des départements par le nombre de Mermet, devant les départements du Rhône, de l’Isère du Jura et de la Haute Savoie composant cette région.

le château de Montanges

L’état actuel des recherches nous fait remonter aux environs de 1650 où l’on retrouve la trace d’un Pierre MERMET BARBIER (ce 2ème nom ayant disparu avec le temps) laboureur dans la commune de Montanges ; rappelons qu’à cette époque le roi Louis XIV est au début de son règne mais le Duché de Savoie n’est pas sous sa domination.

La souche Lorraine des Mermet est donc le résultat d’une migration. Celle-ci remonte en effet à 1759 où deux frères, Sébastien et Claude Mermet quittent à l’âge respectivement de 22 et 17 ans les dures montagnes du Jura pour partir vers une région plus prospère, le duché de Lorraine appartenant encore à Stanislas Leczinski.

A cette époque les montagnes de Savoie et du Jura ne suffisaient pas à nourrir leurs habitants et ceux-ci étaient bien souvent contraints de migrer temporairement pendant les mois d’hiver vers une autre région. Ainsi, pendant longtemps, beaucoup de savoyards quittaient leur village en automne pour aller travailler comme peigneurs de chanvre en Lorraine où l’on cultivait et tissait le chanvre Au début du printemps, ils regagnaient moins pauvres, leurs montagnes pour reprendre leur métier de laboureur. Cette transhumance économique a existé pendant le 18ème et 19ème siècle.

Cette vie difficile fut renforcée pour nos deux ancêtres par le fait qu’ils furent orphelins de père à 10 et 5 ans ; très tôt ils durent subir ces migrations annuelles pour subvenir à leur famille mais un jour ils décidèrent de ne pas revenir au pays.

En 1759 Sébastien et Claude restent à Bagneux (commune actuelle de Meurthe et Moselle). Sébastien, l’aîné des deux garçons, comme ses compatriotes peigne du chanvre mais se spécialise ensuite comme charon et se marie à 29 ans avec une demoiselle Vaillant de la commune de Favieres non loin de là où il s’installera définitivement.

L’autre frère, Claude, notre aïeul direct, est quant à lui peigneur de chanvre ou chanvrier comme il est dit dans les actes. Il reste à

Bagneux pendant 17 années et finit par faire la rencontre de Barbe Pierrefitte, fille d’un batelier domicilié à Portieux dans les Vosges ; il s’y marie en 1776 à 34 ans. Après son mariage, il rejoint son frère à Favieres où il continue à peigner le chanvre.

Dès cette époque, commence notre enracinement dans les terres de Lorraine ; Claude Mermet aura 6 enfants dont 2 moururent en bas âge ; il restera 2 filles et 2 garçons dont l’un, Jean Baptiste, né en 1785 sera le grand père de Théophile Mermet notre aïeul.

Claude Mermet l’immigrant et dont la signature est reproduite ci-après, s’éteindra le 26/1/1807 à Favieres à l’âge de 66 ans, trois jours après sa femme.