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Claude MERMET (1550-1620) Notaire et Poète

Par Jérôme Mermet Le 28 décembre 2006 598 lectures

Claude MERMET naquit à Saint-Rambert en Bugey un peu avant 1550, au milieu des querelles religieuses qui déchiraient la France et dont la Savoie ne fut pas préservée.


A peine en âge d’étudier, il fut mis au collège de sa ville natale, une bonne institution où il se fit bientôt remarquer entre tous, par son intelligence vive, enjouée, railleuse, où la gaïté gauloise et la gausserie bugiste s’alliaient largement à une instruction solide, à la délicatesse du goût, et à la finesse de l’esprit.

Il avait une instruction solide, une intelligence vive et enjouée, une finesse d’esprit dont ses écrits ont donné la preuve. 

On ne sait pas trop où il fit ses études. Peut-être à Turin, comme Claude Guichard, né également à Saint-Rambert vers 1545. Ce dernier avait été envoyé à l’Université de Turin et il a montré de grandes facilités en histoire et philosophie. Il s’était lié d’une grande amitié avec un autre poète de cette époque, Antoine Favre. Nous pouvons donc imaginer que ces personnages se sont rencontrés et liés d’amitié à Turin. Antoine Favre a peut-être dicté à Claude Mermet le chemin de la poésie.

Claude Mermet ayant terminé ses études et fier de quelques vers applaudis, chercha sa voie et crut l’avoir trouvée en se faisant nommer principal du collège dont il avait été l’élève.

Il prit alors conscience, au milieu des livres et des professeurs, des énormes lacunes dans les ouvrages pédagogiques mis entre les mains de ses élèves. Il entreprit alors un de ses ouvrages les plus connus :

"La pratique de l’Orthographe Françoise" que les événements ne lui permirent pas de publier alors et qui ne peut voir le jour que dix ans plus tard. Cet ouvrage a été édité à Lyon par Basile Bouquet en l’année 15893. Un seul exemplaire connu en a permis la réédition, en 1973.

Mais il était appelé à une autre carrière. Ses vers et sa réputation étaient connus d’Emmanuel-Philibert, Duc de Savoie, qui le nomma notaire ducal à Saint-Rambert. Il avait à peine vingt cinq ans. Il garda cette charge jusqu’à un âge avancé.

L’oeuvre de Claude MERMET est riche d’études satiriques sur les moeurs et personnages de son temps. Ses ouvrage : Le Temps Passé et la Boutique des Usuriers, confirment son esprit observateur, critique et aussi plein d’esprit.

Dans sa littérature il s’est beaucoup intéressé aux femmes et à leur condition dans :

- le bon droit des femmes

- le moyen de garder les femmes d’être mauvaises

- l’avis du mariage.

 

On lui doit des ouvrages singuliers ayant pour titre :

 Traité de consolation aux maris (1583)
 Le Devoir des femmes et la manière de les empécher d’être méchantes  (1583)
 La Grande Boutique des usuriers, en vers français, avec l’aventure extraordinaire 
 d’un soldat qui mangea son cheval et son épée.
 Une traduction de Sophonisbe (1583)
 Le Temps passé - Lyon (1585)

On peut citer son quatrain sur les amis, que René Favre de la Valbonne avait placé sur sa maison forte de Premeiry  :

Les Amis de l’heure présente 
Ont la nature du melon 
Il faut en essayer cinquante 
Avant d’en trouver un bon

On peut également citer également :

Tu dis que tu es gentilhomme par la faveur d’un parchemin. 
Si un rat se trouve en chemin tu seras puis simplement homme.

Il a terminé sa vie comme châtelain et il décéda à Saint-Rambert en Bugey en 1620. 

 

Mis à jour en Août 2011 



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